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6 façons de réduire le risque de démence

Il est impossible de prévenir tous les types de démence; toutefois, l’adoption d’un mode de vie sain et la prise en charge des affections chroniques permettent d’améliorer la santé générale et de réduire le risque de démence.

Selon certaines études, il est possible de retarder ou de prévenir environ le tiers des cas de démence si l’on s’occupe des facteurs de risque pouvant être modifiésRéférence1Référence2Référence3.

 

Traiter l’hypertension

L’hypertension peut affecter les fonctions cérébrales en endommageant les vaisseaux sanguins. Un traitement précoce peut réduire le risque de démence vasculaire.

Poursuivre ses études

Les études aident à préserver la réserve cognitive, c’est-à-dire la résistance à la détérioration cérébrale.

Faire régulièrement de l’activité physique

L’exercice améliore l’équilibre, l’humeur et le fonctionnement global, et permet de réduire les chutes.

 

Maintenir une vie sociale

Il a été démontré que des activités sociales régulières améliorent la réflexion, la concentration, la mémoire et l’humeur.

Cesser de fumer ou fumer moins

Les cigarettes contiennent des neurotoxines qui peuvent endommager le cerveau et ont des effets néfastes sur la santé cardiovasculaire, ce qui est lié au déclin de l’état cognitif.

Gérer les autres affections

Les affections chroniques comme la perte auditive, la dépression, le diabète et l’obésité augmentent le risque de démence.

 

Le rôle des médicaments dans le traitement de la démence

  • À l’heure actuelle, il n’existe aucun remède contre la démence; cependant, certains médicaments permettent d’atténuer les symptômes de cette maladie.
  • Santé Canada a approuvé 4 médicaments qui améliorent les capacités cognitives des patients atteints de démence : le donépézil, la rivastigmine, la galantamine et la mémantine. Les 3 premiers, connus sous le nom d’inhibiteurs de la cholinestérase, sont prescrits pour la démence légère à modérée. La mémantine, quant à elle, fait partie d’un groupe de médicaments appelés antagonistes des récepteurs NMDA (N-méthyl-D-aspartate) et est prescrite pour la démence modérée à sévère.
  • Ces médicaments ne guérissent pas la démence et n’en ralentissent pas non plus la progression. Ils améliorent plutôt les capacités cognitives (notamment la mémoire, le sens de l’orientation et le langage) et fonctionnelles (p. ex. l’exécution des activités quotidiennes).
  • Des médicaments pour traiter les autres symptômes ou affections, comme la psychose, la dépression, les troubles du sommeil ou l’agitation, peuvent également être prescrits.
  • En 2015-2016, 23 375 personnes âgées atteintes de démence à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique se sont fait prescrire les médicaments susmentionnés, d’après le Système national d’information sur l’utilisation des médicaments prescrits de l’ICIS. Ce chiffre représente environ 23,7 % de toutes les personnes âgées atteintes de démence dans ces provinces, une baisse par rapport à 28,0 % en 2011-2012.

Les traitements non pharmacologiques, comme les activités sociales et les thérapies musicales et cognitives, se sont également révélés utiles pour gérer les symptômes et comportements difficiles. Ces méthodes peuvent améliorer le bien-être et la qualité de vie des personnes âgées atteintes de démence et de leurs aidants naturelsRéférence2.