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Les aidants naturels jouent un rôle essentiel dans nos systèmes de santé en apportant un soutien aux personnes aux prises avec des problèmes de santé afin qu’elles puissent rester chez elles ou dans la collectivité. Or, apporter de l’aide à un membre de sa famille ou à un ami peut être exigeant et entraîner d’importantes répercussions sur les plans émotionnel, mental, financier et physique.

Un taux élevé de détresse chez les aidants naturels peut souligner le besoin d’offrir des services à domicile et de soutien communautaire plus efficaces et mieux adaptés.

L’amélioration des services de soins à domicile et du soutien communautaire pourrait appuyer les aidants naturels. Ils seraient ainsi moins à risque d’éprouver de la détresse et mieux outillés pour prodiguer les soins appropriés aux personnes qui souhaitent rester chez elles. Ces ressources peuvent prendre la forme d’un nombre accru d’heures de soutien formel à domicile, d’un meilleur accès à des services de livraison de repas, de soins de répit ou d’une aide au cheminement dans le système de santé. — Tracy Johnson, directrice, Analyse du système de santé et Questions émergentes

96 % des bénéficiaires de services à domicile de longue durée ont un aidant naturel.   Parmi ces aidants naturels, plus de 1 sur 3 éprouve de la détresse.

Les aidants naturels au Canada

Selon notre nouvelle analyse, plus du tiers des aidants naturels prodiguant des soins à un bénéficiaire de services à domicile dans les provinces et les territoires déclarants éprouvent de la détresse. Ils peuvent ressentir un sentiment de colère ou de dépression, ou même ne plus être en mesure de prodiguer des soins.


Les aidants naturels qui éprouvent de la détresse consacrent aux soins l’équivalent d’un emploi à temps plein, soit 38 heures par semaine en moyenne.  Ce chiffre représente 2 fois plus d’heures que les aidants naturels qui n’éprouvent pas de détresse.

Pendant combien d’heures par semaine les aidants naturels apportent-ils leur soutien?

Les aidants naturels qui éprouvent de la détresse consacrent en moyenne 38 heures par semaine à offrir des soins, soit l’équivalent d’un emploi à temps plein. C’est le double du nombre d’heures consacrées par les aidants qui n’éprouvent pas de détresse.


7 aidants naturels éprouvant de la détresse sur 10 s’occupent d’une personne ayant besoin de beaucoup d’aide dans au moins une activité de soins personnels.  Par activités de soins personnels, on entend notamment se brosser les dents, se nettoyer le visage, prendre un bain ou une douche, s’alimenter, s’habiller, utiliser les toilettes, ainsi que se mettre au lit et en sortir.

Quelles sont les personnes les plus susceptibles d’éprouver de la détresse?

Les taux de détresse sont plus élevés chez les aidants naturels qui offrent du soutien à des personnes nécessitant une aide importante pour les soins personnels tels que le bain, l’habillage et l’hygiène personnelle.

Ils sont également 2 fois plus élevés chez les aidants qui s’occupent de personnes qui souffrent de difficultés de communication ou de troubles du comportement.

Les aidants naturels qui vivent avec la personne recevant des services à domicile sont 2 fois plus susceptibles que les autres de ressentir de la détresse. Ces aidants sont surtout les conjoints (environ la moitié) et les enfants adultes (le tiers).

Comment la COVID-19 touche-t-elle les aidants naturels?

Les données recueillies dans le cadre de cette analyse précèdent la pandémie de COVID-19. L’étendue des répercussions de la COVID-19 sur le niveau de détresse des aidants naturels et sur l’accès aux services à domicile et aux soins communautaires n’est pas encore connue. Cela dit, les données de l’ICIS établissent le cadre de référence à partir duquel les progrès réalisés seront évalués au fil du temps.

Autres ressources

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