Raisons pour ne pas utiliser certains organes

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Raisons pour ne pas utiliser certains organes

Avant de passer en revue les tendances liées au prélèvement d’organes en plus amples détails, il importe de faire le point sur les difficultés liées au prélèvement et de comprendre les raisons pour lesquelles certains organes ne sont pas utilisés. Ces raisons peuvent être regroupées en quatre catégories principales : médicale, non médicale, autres utilisations et raison inconnue. La catégorie « médicale » fait référence à tout problème de santé ou à toute situation qui empêche d’utiliser l’organe, comme les blessures, la maladie ou l’incompatibilité. Il s’agit là, et de loin, des raisons les plus fréquentes de la non-utilisation des organes. Elles représentent environ 68 % des cas. La catégorie « autres utilisations » fait référence aux utilisations autres que la greffe, le prélèvement de tissus par exemple (valves cardiaques) ou la recherche (5 %). La catégorie « raisons non médicales », avec 12 %, présente un intérêt particulier. Il s’agit des cas où on n’avait pas accès à un lieu convenable pour pratiquer la greffe, ni le consentement et où on a eu de la difficulté à rejoindre les receveurs potentiels. Dans ces cas, il pourrait être possible de modifier les pratiques actuelles de prélèvement afin de limiter le nombre d’organes non utilisés. En fait, c’est effectivement ce qui semble être en train de se produire. Dans la figure 1, les quatre raisons liées à la non-utilisation sont tracées pour les années 1991 à 2004. Une droite de régression des moindres carrés est tracée pour chacune des séries de points afin de mettre en évidence la tendance générale. En moyenne, les raisons non médicales suivent une tendance à la baisse. Il s’agit là d’un signe encourageant qui suggère des améliorations dans le prélèvement, l’attribution et la greffe d’organes.

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