De nouvelles données sur le traitement de l’insuffisance rénale indiquent des résultats mitigés pour les patients autochtones

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Quoi: L’insuffisance rénale au stade terminal chez les peuples autochtones du Canada : traitements et résultats et Rapport du RCITO 2013 - Traitement du stade terminal de l`insuffisance organique, de 2002 à 2011

Le 14 février 2013 — Les peuples autochtones sont trois fois plus susceptibles d’être traités pour une insuffisance rénale ou une insuffisance rénale au stade terminal (IRT) que les autres Canadiens, selon un nouveau rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Les patients autochtones atteints d’IRT sont moins susceptibles de subir une transplantation rénale (27 % contre 42 %). Toutefois, les taux de survie de ceux d’entre eux qui ont subi une transplantation sont similaires (84 % après cinq ans) aux taux de survie des autres Canadiens, révèle le rapport intitulé L’insuffisance rénale au stade terminal chez les peuples autochtones du Canada : traitements et résultats.

Par contre, les patients autochtones qui reçoivent un traitement de dialyse présentent un taux de survie inférieur après cinq ans (40 % contre 45 %).

Globalement, plus de 40 000 Canadiens étaient atteints d’IRT en 2011 — près d’une personne sur mille. La plus grande prévalence de la maladie chez les peuples autochtones cadre avec les taux plus élevés de diabète et d’obésité chez cette population.

Les patients autochtones atteints d’IRT étaient près de deux fois plus susceptibles d’avoir reçu un diagnostic de diabète (49 % contre 27 %) et d’être obèses (40 % contre 27 %) que les patients non autochtones.

« En plus des disparités qui existent dans les taux et les traitements de l’insuffisance rénale chez les peuples autochtones, un patient sur cinq doit parcourir plus de 250 km pour recevoir des traitements, déclare Jeremy Veillard, vice-président, Recherche et Analyse à l’ICIS. Heureusement, de nombreux programmes axés sur la prévention et la prestation de soins culturellement adaptés visent à surmonter les obstacles géographiques et à améliorer l’expérience des Autochtones souffrant d’une insuffisance rénale. »

Partout au pays, des Canadiens sont toujours en attente d’une transplantation d’organe

L’analyse s’appuie sur les données du Registre canadien des remplacements articulaires de l’ICIS qui vient de publier son plus récent rapport, Traitement du stade terminal de l’insuffisance organique au Canada, de 2002 à 2011. Voici quelques points saillants du rapport de cette année :

  • En général, le nombre des transplantations est demeuré presque inchangé depuis 2006. En 2011, le nombre de donneurs décédés a atteint un sommet en 10 ans, soit 514 personnes ou 15 par million d’habitants. Le nombre de donneurs vivants, quant à lui, était en baisse.
  • À la fin de 2011, 4 543 patients attendaient une transplantation d’organe, parmi lesquels 3 406 attendaient un rein. Ce nombre est en hausse progressive depuis 2005. Parmi les 265 patients qui sont décédés en attendant un organe en 2011, 80 étaient en attente d’un rein.
  • En 2011, 2 124 transplantations d’organes ont été effectuées. Ce chiffre inclut 1 247 personnes qui ont reçu un rein.
  • Parmi les patients qui ont reçu des traitements de dialyse, quatre sur cinq ont reçu des traitements
    par hémodialyse dans un milieu hospitalier. Ce type de traitement constitue l’option la plus coûteuse.

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Benoit Laplante
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Cell. : 613-725-4076

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