Chirurgie pour le traitement du cancer de la prostate au Canada

Le 21 août 2014 — Chaque année, des milliers d’hommes au Canada reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate. D’ailleurs, en 2013 seulement, on a diagnostiqué ce type de cancer chez environ 23 600 hommes. L’étude Prostatectomie radicale pour le traitement du cancer de la prostate, réalisée par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), porte sur les prostatectomies radicales effectuées de 2006-2007 à 2012-2013. Ce type d’intervention est le traitement le plus courant pour le cancer de la prostate au Canada.

Il existe plusieurs types de traitements chirurgicaux et non chirurgicaux du cancer de la prostate. Le choix du type de traitement repose sur divers facteurs, dont le diagnostic et la préférence du patient. La prostatectomie radicale est pratiquée soit par approche ouverte, soit par laparoscopie. Certains hôpitaux disposent d’appareils robotisés qui facilitent la tâche aux chirurgiens pendant les laparoscopies.

L’étude a permis de constater que l’approche chirurgicale sélectionnée pour le traitement du cancer de la prostate varie considérablement d’un hôpital à l’autre. Dans certaines provinces canadiennes, les hommes subissent presque assurément une intervention par approche ouverte, tandis que dans d’autres, l’intervention est le plus souvent pratiquée par laparoscopie.

Prostatectomie radicale par laparoscopie au Canada, 2012-2013
T.-N.-L. <1% Ont. 26%
Î.-P.-É. <1% Man. 1.6%
N.-É. <1% Sask. 87%
N.-B. 31% Alb. 63%
Qc 35% C.-B. 15%

Non seulement les approches chirurgicales diffèrent d’une province à l’autre, mais certains résultats chirurgicaux varient également selon l’approche sélectionnée. Par exemple, les hommes qui ont subi une intervention par laparoscopie ont été hospitalisés moins longtemps que ceux qui ont subi une intervention par approche ouverte. Cependant, les hommes qui ont eu une prostatectomie radicale par approche ouverte ont passé moins de temps en salle d’opération que ceux qui ont eu une laparoscopie. Par ailleurs, le taux de réadmission des patients est similaire pour les différentes approches : 3,8 % pour la prostatectomie radicale par approche ouverte et par laparoscopie non robotisée, et 3,9 % pour la prostatectomie radicale par laparoscopie robotisée.

Cette analyse s’inscrit dans le cadre d’une étude plus vaste et plus exhaustive réalisée par l’ICIS sur le traitement du cancer de la prostate. Elle ne repose pas sur l’ensemble des données sur les coûts et les résultats des prostatectomies radicales au Canada puisque cette information n’est pas encore accessible.