Mieux comprendre l’abus de médicaments d’ordonnance

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L’abus de médicaments d’ordonnance Un nouveau projet de l’ICIS pour enrichir les données pancanadiennes

Selon le Partenariat pour un Canada sans drogue, 450 000 enfants canadiens ont consommé des médicaments d’ordonnance qui n’étaient pas les leurs. Par ailleurs, un grand nombre de ces médicaments ne proviennent pas de la rue, mais de l’armoire à pharmacie.

Ces abus représentent un lourd fardeau pour les systèmes de santé, les réseaux de services sociaux et la sécurité publique. Les médecins, les pharmaciens, les autres dispensateurs de soins et les autorités policières considèrent l’abus de médicaments d’ordonnance (AMO) comme une préoccupation grandissante au Canada. Pourtant, peu de données comparables existent à l’échelle nationale. Et c’est ici que l’ICIS entre en jeu.

Plus tôt cette année, Santé Canada a annoncé le rôle de l’ICIS dans l’élaboration d’une approche nationale coordonnée pour gérer et surveiller l’AMO au Canada. Grâce à un financement d’environ 4,3 millions de dollars sur 5 ans, l’ICIS travaillera à améliorer la collecte de données pancanadiennes sur l’AMO, en partenariat avec les gouvernements et les intervenants clés du domaine de la santé mentale et des dépendances.

« Nous sommes à discuter avec les intervenants pour mieux comprendre leurs besoins en information et cerner les lacunes dans les données sur l’AMO au Canada », explique Paul Sajan, gestionnaire du nouveau programme à l’ICIS. La communauté a applaudi l’arrivée de l’ICIS dans le milieu de l’AMO, en raison de son expertise dans les normes de données et la diffusion publique de données. « De nombreux intervenants à l’échelle fédérale, provinciale et nationale tireront profit de ce travail, poursuit M. Sajan, qu’ils soient décideurs et gestionnaires de programmes à l’échelle fédérale, provinciale et nationale ou chercheurs et défenseurs du domaine de la santé mentale et des dépendances. » D’autres acteurs du milieu de l’AMO — autorités policières, coroners et médecins légistes — collaborent avec l’ICIS pour la première fois.

Normes de données et élaboration de données

Il s’agira tout d’abord d’établir des normes pancanadiennes avec les coroners et les médecins légistes. Selon M. Sajan, il importe de mieux uniformiser la déclaration des données sur les décès liés aux médicaments au Canada. L’ICIS a déjà ouvert ce dialogue avec des spécialistes clés dans le domaine.

Diffusion publique

L’équipe est aussi à examiner les banques de données existantes de l’ICIS pour trouver des données sur l’AMO, notamment sur les visites à l’urgence ou les hospitalisations à la suite d’une surdose. Ces données seront ensuite rendues publiques. « Outre notre collaboration avec des organismes externes à la collecte et à la diffusion des données, nous tenterons d’établir des liens entre les données de l’ICIS », explique M. Sajan.

Échange des connaissances et renforcement des capacités

« Nous devons nous assurer que tous les produits que nous créerons — analyses, infographies, tableaux de données — éclairent les décideurs et les parties intéressées par les dépendances, précise M. Sajan. Nous sommes impatients de travailler aux côtés des nombreuses organisations et personnes dévouées qui contribuent à améliorer véritablement la vie des Canadiens. »