Améliorer la codification de l’AVC dans la Base de données sur les congés des patients de l’ICIS

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Un accident vasculaire cérébral (AVC) peut être fatal. Dans de nombreux cas, l’AVC est débilitant. Au Canada seulement, 47 500 personnes sont hospitalisées chaque année à la suite d’un AVC. Les provinces, territoires et régions ont pratiquement tous mis en place des stratégies pour réduire l’incidence de l’AVC et améliorer les traitements et les résultats.

Les données de l’ICIS sur les hospitalisations sont une ressource essentielle pour mieux comprendre les populations victimes d’un AVC et évaluer ces stratégies. Ces dernières années, des améliorations ont été apportées à la codification de l’AVC dans la Base de données sur les congés des patients (BDCP) de l’ICIS.

« Il existe différents types d’AVC (p. ex. ischémique et hémorragique) », explique Maureen Kelly, directrice de la qualité des données à l’ICIS. « Les traitements et les ressources requis sont différents pour chaque type, d’où l’importance de distinguer le type d’AVC dont une personne est victime. Jusqu’à récemment, pourtant, le quart des cas d’AVC saisis dans la BDCP étaient non précisés, ce qui réduisait l’utilité des données. »

Examen de la codification de l’AVC

Ce constat notamment a incité l’ICIS à axer l’étude de seconde saisie de la BDCP de 2008‑2009 sur l’AVC. L’étude a révélé que le code de la CIM-10-CA pour Accident vasculaire cérébral, non précisé était souvent attribué même si la documentation disponible était suffisante pour saisir l’AVC (ischémique, le plus souvent) avec plus de précision.

Les résultats de l’étude de seconde saisie (publiés en 2011) nous ont amenés à mettre au point un nouveau cours d’apprentissage en ligne, Les différents codes pour les différents types d’AVC, pour aider les professionnels de la gestion de l’information sur la santé (GIS) dans la sélection des codes appropriés de la CIM-10-CA pour les cas d’AVC.

Les résultats

« Quand nous avons analysé les incidences possibles de l’étude de seconde saisie et du cours d’apprentissage en ligne, nous avons constaté que la précision de la codification de l’AVC dans la BDCP s’était améliorée », explique Mme Kelly.

Globalement, l’utilisation du code Accident vasculaire cérébral, non précisé a diminué de 2008‑2009 à 2013‑2014, passant de 25 % à 8 % (figure 1). L’utilisation de ce code était plus faible dans les hôpitaux dont les professionnels de la GIS avaient suivi le cours d’apprentissage en ligne ou participé à l’étude de seconde saisie.

Figure 1 : Proportion des diagnostics d’accident vasculaire cérébral non précisé, Base de données sur les congés des patients, 2008-2009 à 2013-2014


 

Source

Base de données sur les congés des patients, Institut canadien d’information sur la santé. 

Améliorer la qualité et la pertinence des données

« Voilà qui illustre de façon remarquable la collaboration entre l’ICIS et ses fournisseurs de données pour l’amélioration de la qualité et de la pertinence des données de la BDCP », ajoute Mme Kelly.

« Mais on peut faire mieux, parce que les taux d’AVC non précisés continuent de varier au pays et que certains établissements n’ont toujours pas tiré parti du cours d’apprentissage en ligne. L’ICIS va continuer de surveiller les données avec la collaboration de ses fournisseurs. On prévoit aussi d’ajouter un rapport sur la qualité des données aux rapports électroniques de la BDCP afin de faciliter la vérification des données de l’exercice en cours. »

À venir

L’ICIS compte effectuer plus tard cette année une nouvelle étude de seconde saisie qui portera sur les données de la BDCP pour l’exercice 2015-2016 en cours. Détails à venir.