Point de mire

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La dialyse bouleverse la vie d’un plus grand nombre de Canadiens
La dialyse, ça change une vie : l’histoire de Susan

février 2017

Un nouveau rapport de l’ICIS, Coûts et risques élevés : regard sur les possibilités de réduire les hospitalisations chez les patients en dialyse au Canada, indique que le nombre de patients en dialyse a augmenté de 30 % depuis 10 ans. Plus de 36 000 personnes au Canada (à l’exclusion du Québec) sont au stade terminal de l’insuffisance rénale (STIR); 58,5 % sont en dialyse et 41,5 % ont subi une transplantation.

La dialyse bouleverse la vie

Susan McKenzie le sait bien, la dialyse bouleverse la vie. Ancienne patiente en dialyse et receveuse d’organe, Susan est directrice principale du développement à La Fondation canadienne du rein. Elle a entrepris la dialyse au début de la quarantaine; elle était relativement en bonne santé jusqu’à ce que sa maladie rénale se mette à évoluer rapidement.

« La dialyse chambarde une vie et exige une adaptation difficile, déclare Susan. J’avais un emploi, une famille; mes enfants allaient encore à l’école. Les perturbations sont énormes.

« Ce qui effraie, ajoute Susan, en plus du traitement bien sûr, c’est d’emprunter une route sans trop savoir où elle mène. La dialyse va-t-elle durer toute la vie? Les séances de dialyse vont elles me rendre encore plus malade? »

La transplantation

Susan McKenzie a été sous dialyse pendant un an avant de recevoir un rein. Elle dit avoir trouvé difficile de vivre normalement sa vie sous dialyse, se demandant même combien de temps elle allait pouvoir continuer à concilier tout ça.

Elle a reçu un rein d’une donneuse vivante, membre de sa famille par alliance. La donneuse, voyant que Susan avait besoin d’aide, a demandé ce qu’elle pouvait faire pour l’aider.

La transplantation a réussi et Susan est en bonne santé. Mais elle est touchée encore une fois par la maladie rénale : Alexandra, sa fille de 29 ans, a reçu un diagnostic d’insuffisance rénale au stade 5, l’insuffisance rénale chronique étant héréditaire.

Susan aimerait que sa fille puisse vive sa jeunesse sans traitements de dialyse. Les membres de la famille ont mis l’épaule à la roue pour tenter de trouver un donneur vivant en vue d’une transplantation préventive (qui aurait lieu avant que la dialyse soit nécessaire). Selon Susan McKenzie, le don d’organe par une personne vivante est l’un des plus beaux et nobles gestes à poser dans une vie.

« Ma donneuse, ajoute Susan, m’a confié à maintes reprises que ce don d’un rein avait changé et même amélioré sa vie. »

Susan McKenzie (à droite) et sa fille Alexandra

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur les dons de reins, visitez le site Web de La Fondation canadienne du rein. Pour plus de renseignements sur la dialyse et les dons d’organes au Canada, voyez le rapport de l’ICIS Coûts et risques élevés : regard sur les possibilités de réduire les hospitalisations chez les patients en dialyse au Canada et l’Analyse éclair Statistiques annuelles sur les transplantations d’organes au Canada : dialyse, transplantation et don d’organes, 2006 à 2015.