Place à un dialogue national

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Place à un dialogue national

Il semble que nous avons mis sur pied un projet gagnant.

Après un projet pilote des plus réussis, le Conseil a approuvé le système de déclaration volontaire des soins de santé primaires et donné son feu vert pour en faire une véritable source de données du dossier médical électronique (DME) pour les intervenants dans l’ensemble du pays d’ici 2015. 

Lorsque nous avons lancé le système au début de 2009, nous ne savions pas tout à fait quelles réactions il allait suscitées, mais elles ont été très favorables.

Notre projet pilote triennal nous a montré que les dispensateurs de soins de santé primaires (SSP) sont prêts à participer à la soumission volontaire des données de leurs DME au système de déclaration (conformément aux pratiques de respect de la vie privée), surtout lorsqu’ils reçoivent nos rapports sur leur population de patients qui appuient la planification et l’analyse des résultats, ainsi que les résultats comparables des autres groupes de patients.

Les obstacles rencontrés font ressortir la nécessité de normaliser davantage les données du DME et d’en faciliter l’extraction, et bien que les données tirées du DME soient loin d'être parfaites, elles permettent tout de même de fournir des renseignements et des rapports analytiques d’une grande utilité. Le projet répond de plus en plus aux besoins en données sur les SSP des dispensateurs, des régions, des provinces et des territoires, et plus les dispensateurs utilisent leurs données, plus elles s’améliorent.

En quoi est-ce important?

Les SSP sont les soins que nous recevons le plus couramment, ce qui en fait l’un des secteurs les plus occupés du système de santé. C’est en SSP qu’on prévient ou prend en charge les problèmes de santé chroniques, et qu’un pont est établi entre les patients et le système. 

Malgré cela, les cliniciens ont toujours disposé de peu d’information sur leurs populations de patients, surtout en ce qui concerne la qualité des soins et les résultats. 

Les gestionnaires du système et les responsables de l'élaboration des politiques nous ont mentionné qu’ils avaient besoin de données plus nombreuses et de meilleure qualité sur les SSP pour favoriser l’élaboration de politiques et la prise de décisions. En tant qu’organisme pancanadien de collecte de données sur la santé, nous nous devions de contribuer à combler ces lacunes en matière d’information.

Ce que nous avons fait

Même si d’énormes investissements avaient été effectués pour mettre en œuvre le DME dans les établissements de soins primaires, peu de mesures avaient été prises pour s’assurer que les données recueillies étaient structurées de façon à en tirer profit au point de service, comme des alertes, des rappels, des orientations électroniques, des contrôles et des suivis. Cela empêchait de les utiliser pour favoriser les efforts de coordination des soins interdisciplinaires et d’amélioration de la qualité. 

De concert avec les provinces, les territoires et Inforoute Santé du Canada Canada, nous avons dirigé l’élaboration de normes relatives au contenu du DME afin d’améliorer la normalisation et l’extraction des données du DME, et ainsi leur permettre d’être utilisées pour répondre aux besoins en matière de soins aux patients et de gestion du système de santé. Pour tirer le meilleur parti des DME et éviter les anomalies, nous travaillons actuellement à la mise en œuvre de ces normes à l’échelle du pays.

Ces normes étaient essentielles à la réussite de notre système de déclaration. Nous procédons actuellement à l’expansion du projet afin de répondre à la demande des dispensateurs qui souhaitent prendre part à la soumission volontaire.


« C’est formidable de voir tout ce que le système apporte aux dispensateurs de soins de santé, affirme Greg Webster, directeur, Information sur les soins de santé primaires et Registres cliniques à l’ICIS. Il fournit de plus en plus de données essentielles pour comprendre les SSP dans les milieux de pratiques et à l’échelle du pays. Quand nous utiliserons ces données avec celles des autres banques de données de l’ICIS, nous obtiendrons un portrait beaucoup plus complet de l'interdépendance entre les différents secteurs du système de santé. »


En ce moment, le système de déclaration volontaire contient des données sur 300 000 patients provenant de 300 dispensateurs de soins primaires. Bien que le système soit principalement utilisé pour produire des rapports de rétroaction, les participants nous ont également aidés à adapter les rapports pour qu’ils répondent mieux à leurs besoins et orientent les soins au pays.

« Ce système nous permettra de tenir un dialogue national sur ce qui fonctionne en soins de santé primaires et les activités de réforme qui semblent donner les meilleurs résultats. Ce sont les dispensateurs qui sont les plus susceptibles de profiter d'outils solides et davantage interopérables », affirme le Dr David Daien, Summerville Family Health, Mississauga (participant du système de déclaration volontaire).

Vous souhaitez participer au système de déclaration volontaire? Écrivez‑nous à ssp@icis.ca.

Pour plus d'information, visitez le www.icis.ca/ssp.