Les données contribuent à la promotion d’une culture de la sécurité

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Bien que d’autres établissements du sud de l’Ontario aient dû lutter contre d’importantes épidémies infectieuses, l’Hôpital général de Brantford a réussi à les éviter jusqu’à maintenant.

« Il semble que notre établissement soit un îlot de propreté », affirme Jim Hornell, président-directeur général du système des soins de santé de la collectivité de Brant (BCHS). 
« Ce n’est pas seulement un coup du hasard. C’est parce que nous avons investi dans le lavage des mains. »

La sécurité des patients fait partie des priorités du BCHS depuis 2007. Mais la volonté de changer remonte à 2003, année où l’épidémie de SRAS a tué 44 personnes en Ontario.

« Le SRAS a tout fait basculer », déclare Kathy Stauffer, présidente du Conseil d’administration du BCHS. 
« Nous étions en mode réactif. Mais quand des vies humaines sont en jeu, il faut être proactif. On ne veut pas que les gens qui se présentent à l’hôpital tombent malades. C’est un endroit où on est censé 
se rétablir. »

Sous la direction de Lynn Vogt, responsable de la gestion des risques, de la qualité, de la sécurité et des relations avec les patients, l’hôpital de Brantford a conçu un vaste plan triennal pour éliminer le risque d’infections à l’hôpital.

D’importants investissements ont été consentis au lavage des mains, et on a favorisé une culture qui évite de culpabiliser les responsables d’événements indésirables, dont la déclaration a fait un bond de 540 %.

L’hôpital a commencé à accorder une attention particulière à son ratio normalisé de mortalité hospitalière (RNMH)  afin de faire le suivi de ses efforts en matière de sécurité des patients. Élaboré par l’ICIS pour le Canada, ce ratio permet aux hôpitaux d’évaluer les taux de mortalité et de repérer des pistes d’amélioration.

Outre l’embauche de deux spécialistes des maladies infectieuses, l’hôpital a formé une équipe de soutien décisionnel pour explorer les données, effectuer des recherches sur les tendances et aider les équipes à repérer les bonnes pratiques et les points où des changements s’imposaient. Pour s’attaquer aux erreurs de médicaments, l’hôpital a mis en oeuvre un plan de bilan comparatif des médicaments ainsi que le premier système informatisé de vérification des médicaments de chevet au Canada. Il a également ouvert un tout nouveau laboratoire entièrement automatisé, le premier au Canada. Tout au long du processus, le RNMH figurait en évidence sur une carte de pointage présentant des indicateurs de qualité et de sécurité. Mme Vogt affirme que c’est leur point de référence.

« C’est un indicateur d’envergure qui montre à quel point votre hôpital est sécuritaire. On veut évidemment connaître son rendement global en matière de sécurité et se comparer aux autres. »

Les efforts de l’hôpital de Brantford portent leurs fruits. En trois ans seulement, son ratio de mortalité a diminué de plus de 40 %, ce qui représente une baisse quatre fois plus importante que celle de la moyenne canadienne dans les établissements de soins de courte durée. En 2010, il affichait un RNMH parmi les plus bas au Canada.

« Les chiffres ne mentent pas », déclare Mme Stauffer. « Si vous ne pouvez pas mesurer ni suivre vos résultats, vous ne pouvez pas les gérer. Les données servent de moteur à ces initiatives. Notre succès en dépend. »