Hélène Campbell et le don d’organes

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Hélène Campbell et le don d’organes

Rapport spécial — Conférence e-Health 2013

De retour d'un long voyage, Hélène Campbell, âgée de 20 ans, a appris que sa capacité pulmonaire s’affaiblissait. Les lésions étaient considérables. Après avoir reçu un premier diagnostic d’asthme, la jeune femme d’Ottawa a appris en septembre 2011 qu’elle souffrait en fait 
de fibrose pulmonaire idiopathique (anglais seulement). Seule solution : une double transplantation pulmonaire.

Depuis, les événements se sont succédé pour Campbell, qui a pris part à la conférence e-Health en mai 2013 et qui est aujourd’hui la plus célèbre défenseure des dons d’organes au Canada. Dans l’attente de sa transplantation, elle s’est affairée à sensibiliser les gens à l’importance des dons d’organes et de sang. Elle a correspondu par Twitter avec Justin Bieber, qui a répondu à son appel pour la promotion de la campagne 
www.soyezundonneur.ca. La vidéo qu’elle a par la suite envoyée à Ellen DeGeneres lui a également valu une réponse mémorable (anglais seulement).

Hélène Campbell a finalement reçu sa double transplantation pulmonaire le Vendredi saint 2012, à l’Hôpital général de Toronto. Depuis, elle multiple les apparitions (anglais seulement) et contribue grandement à la sensibilisation envers cette cause cruciale et actuelle qu’est le don d’organes.

« Chaque jour, des gens attendent de recevoir un organe. Nous pouvons transmettre le don de la vie aux autres », a-t-elle souligné devant l’auditoire de la conférence e-Health.

Hélène Campbell concentre ses efforts sur les jeunes, chez qui elle espère faire disparaître le tabou entourant le don d’organes et insuffler un sentiment d’acceptation. Le don d’organe n’a rien de bizarre et ne concerne pas que les autres — tout le monde peut donner la vie.

Sa présence dynamique sur scène lors de la conférence e-Health (« Je parle vite parce que j’en suis maintenant capable! ») témoigne de l’énergie qu’elle consacre à la mission qu’elle s’est donnée lorsque la vie a mis cette rude épreuve sur son chemin.

Plus d’information sur le don d’organes

Le plus récent rapport du Registre canadien des insuffisances et des transplantations d’organes de l’ICIS révèle que 2 124 Canadiens ont reçu une transplantation d’organe en 2011 et que 4 543 autres étaient toujours en attente d’un donneur à la fin de la même année. (Dans les deux cas, les dons de rein étaient les plus courants.) Au total, 265 Canadiens sont décédés alors qu’ils attendaient une transplantation d’organe.

Un programme d’inscription des donneurs en ligne a également été lancé en 2011. La Colombie-Britannique a été la première province à y adhérer, suivie de l’Ontario puis du Manitoba. Cette initiative s’est avérée un moyen efficace pour les gens de s’inscrire comme donneurs.

Selon les porte-parole du Réseau Trillium pour le don de vie en Ontario, la deuxième grande étape consiste à appliquer le « signalement courant ». Dans cette province, les hôpitaux doivent informer le Réseau Trillium lorsqu’ils ont identifié un donneur potentiel. Le Réseau peut ensuite communiquer avec la famille pour évaluer la situation. Cette façon de faire a permis d’atteindre un nombre record de donneurs en Ontario.

La sensibilisation passe aussi par la déconstruction des mythes entourant le don d’organes. Voici quelques exemples fournis par le Réseau Trillium :

  • Je suis trop vieux ou trop malade : Faux.
  • Ma religion me l’interdit : Toutes les grandes religions prônent l’importance de sauver la vie d’autrui.
  • Les médecins mettront moins d’efforts pour me sauver la vie puisque je suis un donneur : Le seul et unique objectif d’un médecin est de sauver la vie de ses patients. Ce sont des équipes distinctes qui s’occupent des dons.
  • J’ai déjà fait part de mon intention en signant une carte de don d’organes

Le dernier point est particulier important : depuis l’introduction de l’inscription électronique, même les personnes qui ont signé leur carte doivent confirmer leur intention en ligne. Pour ce faire, nous vous suggérons de vous rendre sur le site Web de votre ministère provincial, de saisir votre numéro de carte d’assurance-maladie et de vérifier votre statut.

Si vous avez eu la chance d’entendre Hélène Campbell, vous connaissez déjà cette statistique éloquente : un seul donneur d’organes peut sauver jusqu’à huit vies.

L’ICIS est fier d’avoir coorganisé la conférence e-Health du 26 au 29 mai 2013 à Ottawa.