Les données aident à réduire les temps d’attente pour une chirurgie liée au cancer en Saskatchewan

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L’ICIS produit en temps opportun des données pertinentes que les décideurs canadiens peuvent utiliser pour prendre des décisions éclairées.

Il y a 2 ans, nous vous avons parlé de la Saskatchewan Surgical Initiative (SSI) et de la façon dont le rapport de l’ICIS sur les chirurgies du cancer du sein, combiné aux statistiques de la Saskatchewan, guidait les travaux du SSI visant à réduire les temps d’attente.

« L’ICIS est la seule source de données de ce genre, explique le Dr Peter Barrett, médecin principal de la SSI. Les données qui peuvent nous donnent une idée de ce qui se passe ont une immense valeur. »

La Saskatchewan est un cas important, surtout en ce qui a trait aux chirurgies du cancer du sein.

Depuis 2008-2009, les taux de mastectomie de la Saskatchewan sont parmi les plus élevés des provinces et dépassent considérablement les taux canadiens.

Selon les plus récentes données sur le cancer du sein et de la prostate publiées par l’ICIS le 24 mars), la Saskatchewan affichait le taux le plus élevé de mastectomies initiales au Canada (57,7 %) et le deuxième plus haut taux de mastectomies finales (62,9 %) en 2012-2013.

Il y a 5 ans, le gouvernement de la Saskatchewan a entrepris d’améliorer l’expérience des patients en soins chirurgicaux et de réduire à 3 mois, d’ici mars 2014, le temps d’attente pour une chirurgie.

Il s’agissait de bien plus que simplement s’engager à respecter les délais à des fins statistiques ou pour améliorer son classement à l’échelle nationale. En mettant l’accent sur les temps d’attente, la province a voulu accroître la sécurité des patients en améliorant la qualité des soins.

Dans le dernier compte rendu de son mandat de 4 ans, au printemps dernier, la SSI a démontré l’efficacité de ses efforts de réduction des temps d’attente pour une chirurgie liée au cancer.

Lorsque l’initiative a pris fin, le 31 mars 2014, 3 824 patients attendaient une chirurgie depuis plus de 3 mois, soit 75 % de moins que les 15 352 patients qui se trouvaient dans la même situation en 2010.

« Depuis le lancement de l’initiative, l’accès de la population de la province aux soins chirurgicaux s’est grandement amélioré », affirme Dustin Duncan, ministre de la Santé de la Saskatchewan. « Grâce au travail soutenu des régies régionales de la santé et aux patients, nous avons constaté que les temps d’attente pour une chirurgie se sont nettement améliorés dans la province. »

Le système continuera de surveiller l’atteinte des objectifs en matière de temps d’attente et de mettre en œuvre des améliorations pour que les soins chirurgicaux soient dispensés de manière plus sûre et plus sensée.

« Il est possible d’améliorer les temps d’attente, parfois de beaucoup, en injectant des sommes considérables, mais cette amélioration n’est pas durable, déclare le Dr Barrett. À long terme, il faut miser sur la qualité et améliorer notre façon de faire pour que nos patients y voient une valeur ajoutée. »

Le 17 avril, l’ICIS a publié son rapport annuel Les temps d’attente au Canada. Le rapport indique qu’en ce qui concerne la radiothérapie, qu’on associe bien sûr aux chirurgies liées au cancer et au traitement du cancer en général, un nombre accru de patients de la Saskatchewan ont reçu leur traitement dans les délais acceptables lorsque l’initiative était en cours. En 2008 par exemple, 81 % des traitements de radiothérapie en Saskatchewan ont eu lieu dans les délais prescrits, mais de 2009 à 2014, ce taux est passé à 97 % ou plus.

L’amélioration du taux de survie passe inévitablement par la réduction des temps d’attente.

Parmi les pays de l’OCDE , le Canada présente des taux de survie du cancer du sein inférieurs à ceux des États-Unis et de l’Australie.

L’application des données, comme celle observée dans le cadre de la SSI, contribue à l’amélioration des résultats pour les Canadiens.