L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) travaille à adapter le Système global de classification ambulatoire (SGCA) afin de regrouper les données de niveau 2 sur les services d’urgence (SU) soumises au Système national d’information sur les soins ambulatoires (SNISA). À l’heure actuelle, seules les données de niveau 3 sur les SU sont regroupées. Le SGCA regroupant les données de niveau 2 soumises au SNISA sera offert à compter d’avril 2018.

Introduction

L’ICIS joue un rôle déterminant dans le développement du système canadien d’information sur la santé. Ses méthodologies de regroupement telles que celles des groupes de maladies analogues (GMA+) et du SGCA constituent des normes de facto pour le regroupement des patients nécessitant des traitements hospitaliers similaires au Canada. Avec le temps, les établissements de soins de santé en sont venus à adopter ces méthodologies et les indicateurs de ressources qui y sont associés pour planifier, suivre et gérer efficacement les services qu’ils dispensent.

La méthodologie du SGCA regroupe de nombreux types de données sur les soins ambulatoires soumises au SNISA (chirurgies d’un jour, cliniques de réadaptation et cliniques médicales, SU). L’ICIS ne traite et regroupe pour l’instant que les données de niveau 3 qui comprennent, en plus des diagnostics et interventions, certains éléments de données cliniques et démographiques.

Contexte

À son lancement en 1997, le SNISA ne permettait qu’un seul niveau de soumission. Afin d’alléger le fardeau que représente la collecte des données pour ses clients et d’améliorer l’actualité des rapports, l’ICIS a par la suite mis en oeuvre différents niveaux de soumission de données sur les SU au SNISA comme suit :

  • La soumission de données de niveau 1 sur les SU au SNISA, qui a commencé en 2009-2010, nécessite la saisie d’éléments de données servant au calcul des indicateurs de temps d’attente au SU — par exemple Heure d’inscription ou de visite, Heure de triage, Heure de la décision concernant la sortie du patient et Niveau de triage (ETG). Souvent, ces éléments de données sont facilement accessibles dans les systèmes d’information sur les admissions, les congés et les transferts (ACT) des hôpitaux ou les systèmes d’information des SU, et ils peuvent être intégrés dans l’abrégé du SNISA.
  • La soumission de données de niveau 2 a commencé en 2010-2011. Elle comprend les mêmes éléments obligatoires et facultatifs que le niveau 1, mais nécessite que l’information clinique soit inscrite à l’aide d’une liste de sélection — soit la liste des diagnostics de sortie du SU ou la liste des raisons de consultation.
  • Les données de niveau 3 (la version originale du SNISA) sont actuellement les seules à être regroupées selon la méthodologie du SGCA. En 2011, l’ICIS a lancé une version améliorée du SGCA comprenant une étape logique distincte pour regrouper les visites au SU dans des cellules pertinentes sur le plan clinique qui leur sont propres. À la suite d’une demande d’un client qui voulait traiter des données de niveau 2 du SNISA à l’aide de la méthodologie de regroupement du SGCA, nous avons entrepris d’évaluer l’utilité et l’utilisabilité des cellules et des indicateurs de ressources afin de cerner les difficultés et de proposer des solutions.

Diagnostic de sortie du SU

Même si la soumission de données de niveau 2 au SNISA comprend des éléments de données cliniques, seul le Diagnostic de sortie du SU servira à l’attribution des facteurs de regroupement. L’élément Diagnostic de sortie du SU comprend un sous-ensemble des codes de diagnostic qui sont disponibles pour codifier l’élément de données Problème principal; ce dernier sert à regrouper les abrégés de niveau 3.

Liste de sélection des interventions

Au départ, la soumission de données de niveaux 1 et 2 au SNISA a été mise en place dans le but d’alléger le fardeau de la collecte des données et d’améliorer l’actualité des rapports. Après analyse, il est cependant devenu évident que si les données de niveau 2 allaient permettre à l’ICIS de produire des indicateurs de ressources, il serait alors nécessaire de saisir les interventions au SU en plus de l’information sur les diagnostics pour que la pondération soit représentative.

Nous sommes actuellement à modifier l’enregistrement du SNISA pour avril 2018. Nous ajouterons des éléments de données pour saisir 3 lignes d’interventions (à partir d’une liste de sélection de 28) qui augmentent la consommation des ressources pour la visite d’un client. La technologie d’examen (examen de TDM, radiographie, etc.) est aussi utile dans la description du coût d’une visite au SU. Des éléments de données servant à la saisie de 3 lignes de technologies d’examen (à partir d’une liste de sélection de 9) seront également ajoutés.

Vous trouverez plus de détails sur les modifications apportées au SNISA dans les bulletins des BDCA.

Plus d’information en septembre 2017!