Le présent bulletin fournit des directives pour la codification et la saisie de données exactes et de qualité propres aux surdoses d’opioïdes seulement.

  1. Diagnostic confirmé de surdose d’opioïdes
  2. Diagnostic possible (non confirmé) de surdose d’opioïdes
  3. Utilisation de toute la documentation disponible

Directives de codification des surdoses d’opioïdes (PDF)

Webinaire : À la une — Surdoses d’opioïdes

Transcription du webinaire À la une : surdoses d’opioïdes

Diapositive 1 : À la une : surdoses d’opioïdes

Geneviève Plante : Bonjour tout le monde. Nous sommes ravis que vous soyez des nôtres aujourd’hui pour la première conférence Web de la Division des classifications et terminologies intitulée À la une : surdoses d’opioïdes. Cette nouvelle série de conférences Web se veut de brèves présentations de 20 à 30 minutes pour donner l’occasion de parler de sujets d’intérêt particuliers. Nous envisageons que notre prochaine conférence, au sujet de Folio Views, aura lieu au mois de septembre.

Diapositive 2 : Programme

Au programme aujourd’hui, nous avons le bulletin contenant les directives de codification des surdoses d’opioïdes. Nous toucherons rapidement aux directives pour appuyer la saisie des cas de surdoses d’opioïdes, et nous regarderons quelques questions de codification relatives aux surdoses d’opioïdes.

Diapositive 3 : La crise d’opioïdes — une réponse commune

La surdose d’opioïdes est devenue une crise nationale. En 2016-2017, une moyenne de 16 Canadiens sont hospitalisés chaque jour pour un empoisonnement aux opioïdes. Le taux d’hospitalisation national pour ce type d’empoisonnement a augmenté de 53 % par rapport aux 10 années précédentes. Ceci comprend des milliers de décès reliés aux opioïdes au pays.

Les données pancanadiennes sur les préjudices liés aux opioïdes constituent une priorité pour éclairer la réponse urgente à la crise des opioïdes du secteur de la santé publique.

L’ICIS veut faire en sorte que la collecte de données précises sur les préjudices liés aux opioïdes soit un élément important de soutien pour ce sujet critique. Ce qui conduit à la raison de la session d’aujourd’hui, qui est de s’assurer que les directives de codification des cas de surdoses d’opioïdes soient comprises afin d’assurer une collecte de données de qualité.

Visitez-nous au www.icis.ca pour en apprendre davantage sur notre engagement envers cette crise nationale.

Diapositive 4 : Mise à jour de la version 2018

La version 2018 de la CIM-10-CA a été mise à jour pour combler les lacunes dans la collecte de données pour des types spécifiques d’opioïdes. La catégorie T40.2 Intoxication par d’autres opiacés a été étendue au cinquième caractère pour identifier les types d’opioïdes précis, comme l’hydromorphone ou l’oxycodone.

La catégorie T40.4 Intoxication par d’autres narcotiques synthétiques a été également étendue au cinquième caractère pour identifier les types précis de narcotiques synthétiques, comme le fentanyl et le tramadol.

Pour aller avec les changements effectués aux codes d’empoisonnement, les codes de causes externes (codes Y) identifiant les effets indésirables au cours d’usage thérapeutique dus aux opioïdes ont également été développés pour identifier les substances spécifiques.

L’identification des substances précises permet un niveau de déclaration plus élevé pour identifier les substances causant des préjudices.

Diapositive 5 : Directives de codification des surdoses d’opioïdes

Le bulletin intitulé Directives de codification des surdoses d’opioïdes a été publié en novembre 2017 et mis à jour le 1er avril 2018 afin de refléter les nouveaux codes de la CIM-10-CA.

Le bulletin a été publié par l’ICIS et a été développé en collaboration avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario et avec un groupe de travail consultatif, qui comprenait des médecins d’urgence. L’information contenue dans le bulletin visait à combler les lacunes dans la collecte des données sur les empoisonnements aux opioïdes afin d’obtenir une image plus précise et complète du nombre de cas et du soutien pour les initiatives visant à régler le problème.

Le bulletin s’adresse aux codificateurs qui font la collecte les données et fournit des directives de collecte, pour les données nouvelles et existantes.

Le bulletin porte particulièrement sur

  • le diagnostic confirmé de surdose d’opioïdes, comprenant l’utilisation du Narcan;
  • le diagnostic possible (non confirmé) de surdose d’opioïdes;
  • l’utilisation de toute la documentation disponible.

Diapositive 6 : Directives de codification des surdoses d’opioïdes

La directive donnée dans le bulletin dit qu’un diagnostic de surdose d’opioïdes ou de surdose identifiant un opioïde précis inscrit au dossier par le médecin doit être codé comme un empoisonnement aux opioïdes. Comme à l’habitude, la documentation par le médecin d’une surdose d’opioïdes est codée comme une surdose d’opioïdes.

Le bulletin donne aussi une nouvelle directive pour les cas où il y a utilisation d’un antidote aux opioïdes pour une surdose suspectée. Le Narcan est l’antidote aux opioïdes utilisé au Canada. Lorsqu’il est inscrit au dossier qu’une surdose sans précision est suspectée, et que du Narcan est administré avec un résultat positif, par exemple si le patient ouvre les yeux, ou qu’il recommence à respirer normalement, vous pouvez alors présumer que la surdose est un empoisonnement aux opioïdes.

Une hypothèse peut être faite de la part du codificateur. Cette directive a été confirmée par les médecins.

Le Narcan est utilisé seulement pour traiter les surdoses d’opioïdes. Lorsque le Narcan est administré pour une surdose suspectée et que le patient a fait une surdose à une substance qui n’est pas un opioïde, le Narcan ne fonctionnera pas. Il n’y aura pas de résultat positif. Plusieurs doses de Narcan peuvent être prises pour inverser la surdose et obtenir un résultat positif.

La raison de cette directive est de s’assurer que les cas qui sont des surdoses d’opioïdes, même sans inscription au dossier de surdose d’opioïdes par le médecin, peuvent être identifiés dans les données. Souvent, vous verrez au dossier « surdose suspectée » ou même seulement « surdose ». L’utilisation du Narcan avec un résultat positif est une confirmation que la surdose est liée aux opioïdes.

*** Rappelez-vous que les codificateurs ne doivent pas interpréter les rapports de toxicologie. Il doit y avoir une corrélation clinique. Le simple fait qu’une substance apparaisse dans le rapport toxicologique ne signifie pas qu’il y a eu surdose de cette substance. En cas de surdose suspectée, l’identification que le Narcan a été utilisé avec un résultat positif est une preuve suffisante pour confirmer le cas en tant que surdose aux opioïdes.

Diapositive 7 : Directives de codification des surdoses d’opioïdes

Le bulletin a également fourni une directive pour un diagnostic possible (non confirmé). Il ne s’agit pas d’une nouvelle directive. La norme de codification Diagnostic non confirmé s’applique et la directive fournie dans le bulletin, spécifique au diagnostic possible de surdose d’opioïdes, est basée sur la directive provenant de cette norme.

 Si le dossier indique un diagnostic possible ou non confirmé (par exemple « surdose d’opioïdes possible » ou encore « surdose d’opioïdes discutable ») et qu’un antidote aux opioïdes, le Narcan, n’est pas administré ou est administré sans résultat positif, classez cette visite comme une surdose d’opioïdes et attribuez le préfixe Q.

Lorsque c’est tout ce que vous savez et qu’il n’y a pas d’autre documentation disponible, c’est tout ce que vous pouvez attribuer. Si le Narcan n’est pas administré avec un résultat positif, le diagnostic demeure un diagnostic surdose possible aux opioïdes.

Le bulletin donne aussi une nouvelle directive d’utiliser toute la documentation disponible. Ceci comprend la documentation de dispensateurs autres que les médecins, comme les notes d’infirmières et les notes des ambulanciers, et comprend aussi la documentation pour des soins d’un patient admis, si applicable. Ce n’est pas pratique courante pour un codeur de revoir des documents de l’admission d’un patient hospitalisé pour appuyer la codification d’une visite à l’urgence. Cependant, afin d’aider à identifier avec précision tous les cas de surdoses d’opioïdes et de donner une image fidèle, nous avons donné des directives sur la façon correcte de procéder dans ces cas.

Souvent les patients qui ont subi une surdose sont admis rapidement dans une unité de soins intensifs pour stabiliser leur système respiratoire. Le dossier des patients hospitalisés est donc une excellente source pour confirmer une surdose possible aux opioïdes.

L’intention n’est pas que les codificateurs fassent une recherche exhaustive, mais d’utiliser les documents sources disponibles pour identifier les cas de surdoses d’opioïdes avec précision.

Diapositive 8 : Directives visant à appuyer la saisie des cas de surdoses d’opioïdes (empoisonnement)

Natalie Fay : Durant le développement de la directive de codification sur les surdoses d’opioïdes pour les codificateurs, il a été identifié qu’il y avait un besoin de combler les lacunes dans la documentation. Si le médecin sait qu’il s’agit d’un cas de surdose d’opioïdes, le fait de l’identifier en tant que tel simplifie spécifiquement le processus de codification et garantit une bonne qualité des données.

Par conséquent, en février 2018, des lignes directrices ont été publiées pour les médecins pour soutenir la saisie des cas de surdoses d’opioïdes. Ces directives indiquent ce qu’il faut faire et ne pas faire en ce qui a trait à la documentation pour bien saisir les données des cas de surdoses d’opioïdes.

Ces directives encouragent les médecins à inscrire leurs notes avec précaution et à éviter d’utiliser des qualificateurs de diagnostics suspectés lorsqu’il est raisonnable de considérer que le cas est dû à un excès d’opioïdes et pour s’assurer que le cas est classé en tant que surdose d’opioïdes.

Ces lignes directrices ont été distribuées et partagées à grande échelle, cependant, nous encourageons les établissements et les codificateurs à les partager avec les médecins.

Ces lignes directrices sont disponibles sur notre page Codification et classification.

Diapositive 9 : Intoxication versus empoisonnement

J’aimerais prendre un moment pour parler du sujet de l’intoxication versus l’empoisonnement et nous vous encourageons fortement de faire référence à la norme canadienne intitulée Réactions indésirables en usage thérapeutique et empoisonnements et aussi à l’Annexe A du bulletin sur les surdoses d’opioïdes qui vous donnent les définitions pour classer un cas en tant qu’empoisonnement.

Le codificateur doit se rappeler qu’une surdose est synonyme d’empoisonnement, et ceci, en raison d’une prise incorrecte d’une substance, d’une prise non recommandée ou de la prise d’un médicament avec de l’alcool.

C’est une décision clinique qui détermine si une ingestion d’une substance est considérée comme une intoxication ou un empoisonnement. Cependant, si vous soupçonnez qu’un cas d’urgence est une surdose ou si le diagnostic final est documenté comme étant une « intoxication », il est conseillé de vérifier les autres documents disponibles, comme le dossier d’hospitalisation ou les notes des services d’ambulance, pour confirmer si le cas était en fait une surdose d’opioïdes. Les directives visant à appuyer la saisie des cas de surdoses d’opioïdes fournissent des informations claires pour documenter ces cas afin qu’ils puissent être saisis avec plus de précision.

Lorsqu’il existe une documentation « d’intoxication » et que vous soupçonnez qu’il peut s’agir d’une surdose, vous pouvez également vérifier si le patient était inconscient et s’il a reçu du Narcan avec un effet positif. Ceci est une autre indication que le cas est une surdose aux opioïdes et non un cas d’intoxication aiguë.

Un cas réel d’abus de substances opioïdes ou d’intoxication aiguë due à un opioïde est classé à F11.0.

F11.0 et un code de la catégorie T40 (empoisonnement par un opioïde) sont mutuellement exclusifs.

Il est donc très important d’être en mesure de faire cette distinction entre les deux ou de demander des précisions au médecin.

Diapositive 10 : Questions provenant de l’outil d’interrogation en ligne

Nous avons reçu des questions via notre outil d’interrogation en ligne au sujet de la surdose d’opioïdes et nous voulons présenter certaines de ces questions et mettre en évidence certaines parties des réponses qu’il est important de partager avec vous. Ces questions sont identifiées par numéro de question et peuvent être trouvées dans la base de données, si vous souhaitez les consulter en entier.

Diapositive 11 : Questions provenant de l’outil d’interrogation en ligne

De nombreuses questions de codification ont été reçues au sujet de surdoses d’opioïdes suspectées et pour lesquelles du Narcan a été administré avec un effet positif. Le codificateur se préoccupe de l’attribution d’un code pour la surdose lorsqu’il y a absence de documentation de « surdose d’opioïdes ».

Nous pouvons réaffirmer que le fait d’identifier le Narcan avec un effet positif lorsqu’il s’agit d’une surdose présumée fait en sorte qu’il n’est pas nécessaire pour le médecin de documenter spécifiquement la « surdose d’opioïdes ». Encore une fois, cette directive est fournie dans le bulletin.

Nous suggérons, si vous trouvez des problèmes de documentation dans votre établissement ou si une surdose d’opioïdes n’est pas clairement documentée, de partager avec les médecins le document intitulé Directives visant à appuyer la saisie des cas de surdoses d’opioïdes (empoissonnement) dans le but d’obtenir des clarifications et encourager l’amélioration de la documentation.

Diapositive 12 : Documentation incomplète

Dans la question de codification 71059, on nous demande : Est-ce que la mention de « probablement ingéré… » de la part du médecin est considérée comme un empoisonnement? Le médecin n’a pas documenté le diagnostic en tant que « surdose ou empoisonnement ».

Donc, dans les cas où on suspecte une surdose ou une surdose est présumée, le bulletin fournit la directive à suivre pour déterminer si le Narcan a été administré avec un effet positif. Si c’est le cas, un code de surdose d’opioïdes est attribué. Dans le cas où l’administration de Narcan n’est pas indiquée, le codificateur peut également chercher dans d’autres documents disponibles dans le dossier pour déterminer si le cas est qualifié en tant que surdose.

Par exemple, si le patient a été amené en ambulance, les notes des ambulanciers signalent-elles que le patient a subi une surdose d’opioïdes ou existe-t-il des documents d’hospitalisation disponibles, comme une feuille sommaire qui pourrait fournir des clarifications?

Même avec un diagnostic suspecté, vous êtes toujours capable de considérer l’administration du Narcan et d’autres documents disponibles selon les directives du bulletin. Si aucun d’entre eux ne s’applique, un diagnostic d’opioïdes est classé comme une surdose d’opioïdes avec le préfixe Q.

Diapositive 13 : Patients ayant quitté sans avoir été examinés

La question de codification 71058 nous demande : Les médecins d’urgence ne documentent pas toujours le diagnostic comme étant une « surdose ». Par exemple, lorsqu’un patient consomme des opioïdes, perd connaissance et reçoit du Narcan avec des résultats positifs, mais quitte le service d’urgence sans avoir été examiné par le médecin, le médecin ne documente pas de « surdose » comme diagnostic final. Je ne me sens pas à l’aise de classer ces cas en tant que surdose. 

Il est très probable que le diagnostic final pour ces dossiers ait été enregistré simplement comme « a quitté sans avoir été examiné par le médecin ».

Comme nous venons de discuter dans la dernière question de codification, le médecin n’a pas besoin de documenter la surdose d’opioïdes si le Narcan est administré et a un effet positif sur une surdose suspectée.
Dans de nombreux cas, les patients qui souffrent d’une surdose d’opioïdes reçoivent du Narcan de la part d’un ami, d’un ambulancier ou même d’un étranger dans la rue, car le Narcan est disponible pour tous. Le bulletin précise que le Narcan peut être administré avant l’arrivée à l’établissement ou pendant l’épisode de soins.

Il y a des cas où ces patients se réveilleront immédiatement après avoir reçu le Narcan et ne voudront pas se rendre aux urgences. Certains se réveillent dans l’ambulance et certains ne se réveillent pas avant l’arrivée à l’établissement. Lorsque ces patients arrivent à l’établissement et quittent l’urgence sans être vus, il est toujours important d’identifier qu’il s’agit d’un cas de surdose d’opioïdes, lorsque l’information est disponible.

Diapositive 14 : Traitement par le Narcan

La question de codification 71054 a été soumise afin d’obtenir de l’aide pour l’attribution d’un code de la CCI pour l’administration de Narcan durant un épisode de soins.

Actuellement, il est optionnel d’attribuer un code de la CCI pour l’administration de Narcan. Pour assurer la cohérence des données, la décision de saisir un code de la CCI pour identifier le Narcan doit être prise au niveau de l’autorité compétente ou de l’établissement.

Si votre établissement ou autorité compétente décide de rendre obligatoire l’administration du Narcan, le code que vous voyez sur cette diapositive est attribué, soit le 1.ZZ.35.HA-T2.

Il est à noter que ce code n’est pas spécifique au Narcan uniquement et inclut d’autres agents systémiques divers, incluant d’autres types d’antidotes.

Diapositive 15 : Questions provenant de l’outil d’interrogation en ligne

Si vous souhaitez examiner d’autres questions de codification sur notre outil d’interrogation en ligne en lien avec les effets préjudiciables des opioïdes, vous pouvez effectuer une recherche dans la base de données avec le mot clé « opioïdes ».

Assurez-vous d’avoir correctement identifié l’année fiscale en raison des mises à jour des codes pour la version 2018.

N’oubliez pas de nous rendre visite au www.icis.ca et de visiter la page Codification et classification pour plus d’information et pour accéder au bulletin et aux directives visant à appuyer la saisie des cas de surdoses d’opioïdes.

Diapositive 16 : Prochaines étapes

Ceci est une conférence qui a été enregistrée.

Nous aimerions également vous rappeler qu’il y aura de futures conférences À la une. Nous vous invitons donc à jeter un coup d’œil à nos prochaines communications via courriel. Votre aide avec nos produits de formation est toujours appréciée!

De plus, pour des commentaires suite à cette présentation, n’hésitez pas à communiquer avec nous par courriel à classifications@icis.ca.

Diapositive 17 : Communiquez avec nous

Nous vous remercions d’avoir pris le temps aujourd’hui de vous joindre à nous pour cette conférence. Nous espérons que l’information fournie confirme les directives à suivre pour les cas de surdoses à l’appui de la crise des surdoses d’opioïdes.

Encore une fois, si vous désirez communiquer avec nous, vous pouvez le faire via notre adresse courriel classifications@icis.ca ou notre site web www.icis.ca.

Merci, et bonne journée!