Un nouveau rapport se penche sur les variations en matière d’obésité au Canada, les personnes les plus à risque et les possibilités d’intervention
Le 20 juin 2011 — Selon une étude comprise dans un rapport conjoint publié aujourd’hui par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l’élimination de la sédentarité chez les adultes canadiens (soit moins de 15 minutes d’activité à faible impact par jour) permettrait d’éviter l’équivalent de 646 000 cas d’obésité chez les femmes et de 405 000 cas d’obésité chez les hommes. Parallèlement, l’amélioration de la mauvaise alimentation, telle qu’elle se mesure par la fréquence de consommation de fruits et de légumes, pourrait contribuer à régler l’équivalent de 265 000 cas d’obésité chez les hommes et de 97 000 chez les femmes. Cependant, de nombreux facteurs interdépendants influent sur la capacité d’atteindre un niveau accru d’activité et d’adopter de meilleures habitudes alimentaires.
« Comme il fallait s’y attendre, le rapport montre que l’amélioration des habitudes de vie, par exemple l’alimentation saine et l’activité physique, peut contribuer grandement à réduire le tour de taille et à améliorer la santé des Canadiens. L’obésité est toutefois un problème complexe, et de nombreux autres facteurs influent sur les habitudes de vie », explique Jeremy Veillard, vice-président, Recherche et Analyse de l’ICIS. « Si on met en lumière les facteurs les plus étroitement liés à l’obésité et leur prévalence d’un bout à l’autre du Canada, les responsables de l’élaboration des politiques et les dispensateurs de soins sont davantage en mesure de déterminer quels programmes de prévention et de traitement répondent aux besoins de la population. »
« Il est essentiel de réduire les niveaux d’obésité et de favoriser un poids santé pour prévenir la mauvaise santé », affirme la Dre Judith Bossé, sous-ministre adjointe, Agence de la santé publique du Canada. « L’obésité accroît le risque de contracter certaines maladies chroniques, dont le diabète de type 2, l’hypertension et certaines formes de cancer. C’est pourquoi nous examinons des options pour nous attaquer aux facteurs qui entraînent l’obésité. Nous collaborons avec divers ordres de gouvernement, des organisations non gouvernementales et d’autres intervenants par rapport à cette question. »
Le rapport Obésité au Canada présente une vue d’ensemble de la prévalence de l’obésité chez les adultes, les enfants, les jeunes et les Autochtones (Premières Nations, Métis et Inuits), des déterminants et des conséquences de l’obésité au Canada, ainsi que les leçons tirées de la littérature internationale et canadienne portant sur la prévention et la réduction de l’obésité. Au Canada, plus de 1 adulte sur 4 et un peu moins de 1 enfant sur 11 sont considérés comme obèses selon les données recueillies sur la taille et le poids. De 1981 à 2009, selon les données recueillies sur la taille et le poids, le taux d’obésité a plus ou moins doublé dans tous les groupes d’âge et triplé chez les jeunes (de 12 à 17 ans).
D’une région sanitaire du Canada à l’autre, les taux d’obésité chez les adultes varient du simple au sextuple, allant d’un faible taux de 5,3 % à Richmond (Colombie-Britannique) et de 6,2 % à Vancouver (Colombie-Britannique) à un sommet de 32,1 % à Kings County (Île-du-Prince-Édouard) et de 35,9 % dans les régions de Mamawetan, de Keewatin et d’Athabasca (Saskatchewan). Cette variation équivaut à celle observée entre les pays développés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Le rapport conjoint de l’ICIS et de l’ASPC montre toutefois que les facteurs liés au mode de vie n’expliquent pas à eux seuls les variations régionales à travers le pays. En fait, 50 % de la population des régions de Mamawetan, de Keewatin et d’Athabasca et de celle de Richmond a déclaré être physiquement active.
Les différences régionales peuvent être attribuées aux facteurs suivants :
Benoit Laplante
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